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Une Matinée Chargée Pour Ariel

Petite Note Du Webmestre

""J'ai pour habitude de proposer, dans cette rubrique, des petits textes publiés sur différents sites internet / reçus par courrier électronique, qui m'ont ému, profondément touché, ou que j'ai, tout simplement, eu à coeur de publier pour leurs beautés, la pensée qu'ils évoquent, etc...

Aujourd'hui, contrairement à cette coutume, vous allez pouvoir lire, ci-dessous, un petit texte (Que j'ai particulièrement affectionné pour son originalité). Il a été rédigé par Arnaud, Co-webmestre de Steph-net. J'ai donc tenu à vous le proposer en primeur absolue, puisqu'il n'a encore jamais été diffusé sur la toile. Je suis, par ailleurs, très fier qu'il m'ai autorisé à le mettre en ligne, et tenais, tout particulièrement, à l'en remercier on ne peut plus vivement.

Un lien vers une version audio (À écouter en direct) est disponible au bas de cette page... Bonne lecture, avec ou sans vos oreilles..."".

C'était le jeudi 2 Septembre 2004, à Tel Aviv, chez Ariel Sharon, le Premier Ministre Israélien. Il était huit heures trente du matin. Seul dans sa chambre, étant donné que son épouse était déjà partie faire les commissions, le ministre s'éveilla, de très mauvaise humeur. Ce jour-là, il devait se rendre au Parlement avec ses gardes du corps, ce qui ne l'enchantait guère. De plus, tout en lisant l'heure au cadran de son réveil qui, défectueux, oubliait parfois de sonner, il se rendit compte qu'une demi heure de sommeil en trop s'était écoulée.

- "C'est pas vrai! marmonna-t-il. Foutu réveil... J'en ai marre!".

Il se leva d'un bond, dévala l'escalier de sa chambre quatre à quatre et se précipita vers la salle à manger pour prendre son petit déjeuner. Lorsqu'il y parvint, il constata que rien n'était disposé sur la table.

- "Évidemment, rien n'est prêt!", s'emporta-t-il.

Elle sait pourtant bien que le réveil ne fonctionne plus correctement... Je vais encore être plus en retard! Génial!

Il se contenta d'un verre de jus d'orange et de quelques biscuits au café noir, puis alla se laver et se vêtir en toute hâte, puis, se regardant dans le miroir de la salle de bains, il y perçut un défaut.

- "Oh non! Mon gros ventre est trop visible avec ça... Et je ne sais pas quoi mettre d'autre, en plus! Bon... tant pis! Il n'y a plus de temps à perdre.".

En effet, il avait raison, car la grande pendule qui trônait dans le salon se mit à sonner neuf fois.".

- "Ouf! J'ai réussi à rattraper le temps perdu!", se dit-il avec soulagement, en se dirigeant vers la porte d'entrée. Mes gardes du corps devraient arriver, maintenant.

Dès neuf heures quinze, voyant qu'il n'y avait encore aucune voiture se garant devant chez lui, Ariel commençait vraiment à s'impatienter.

- "Mais qu'est-ce qu'ils fichent?", se demandait-il.

Ne possédant pas de GSM, il décrocha le téléphone mural qui se trouvait à sa droite. Hélas, cet appareil ne comportait pas de mémoire interne, il n'y avait donc aucun numéro programmé. Il composa cependant celui de son plus fidèle garde du corps, croyant le connaître par coeur. Après trois sonneries, il entendit :

- "Allô?".

- "Philippe?", Demanda-t-il.

- "Pardon?", S'étonna la voix qui lui parlait à l'oreille.

- "Tu peux m'expliquer ce que ça signifie, être en retard au rendez-vous que je t'avais fixé à neuf heures avec les autres? On doit être au Parlement à neuf heures et demi.".

- "De quoi parlez-vous, monsieur?".

Réalisant qu'il avait formé un mauvais numéro, le pauvre ministre dut présenter ses excuses, raccrocher le combiner et sortir son agenda de la poche de sa veste. Il trouva le numéro exact qu'il composa avec précipitation, et visa juste, cette fois. La vrai voix de Philippe, son garde du corps se fit entendre.

- "Mais où êtes-vous, maintenant? Vous êtes en retard!", S'indigna le ministre.

- "On sort de nos voitures à l'instant.", Répondit Philippe. "On est sur le parking du Parlement.".

- "Mais moi, je vous attends depuis presque vingt minutes dans le hôl d'entrée!", S'emporta Ariel. "On a rendez-vous à neuf heure trente, et vous, vous m'oubliez à la maison! Vous êtes vraiment une bande d'étourdis, crois-moi!".

- "Et mince!", Dit alors Philippe, d'un ton mal assuré. "Bon... on arrive tout de suite.".

- "C'est ça! Grouillez-vous!", Cria le ministre, agacé.

Tout en attendant que les voitures des gardes s'arrêtent devant chez lui, il ne cessait de bougonner :

- "Comme quoi, les jours de rendez-vous au Parlement, c'est vraiment pas mon truc!",
ou :
- "Ils ne pourraient pas faire un peu attention à ce qu'ils font?",
ou encore :
- "C'est vraiment le genre de matinée à jeter à la poubelle!".

Soudain, on entendit un tintamarre de sirènes auquel se mêlaient des moteurs de voiture. Ariel sortit alors de sa maison pour rejoindre ses gardes du corps, déjà munis de leurs mitraillettes, de leurs lunettes noires, et de leurs oreillettes. Ils présentèrent à Ariel toutes leurs profondes excuses, qui ne mirent pas longtemps à être pardonnées. Philippe se chargea de faire monter le ministre dans sa voiture, et bientôt, le convoi partait à toute vitesse en direction du Parlement. Quand tout le monde y fut parvenu, Ariel regarda sa montre. Neuf heures trente-deux.

- "Finalement, ça ne fait jamais que deux petites minutes de retard!", Confia-t-il à ses gardes. "Ne perdons donc pas de temps! Allons-y!".

Quand la réunion fut terminée, Ariel était de bien meilleure humeur. La conférence avait eu lieu sans embûches, on ne lui avait pas reproché d'avoir enfilé des vêtements moulants qui laissaient exhiber son ventre, et il fut immédiatement ramené chez lui.

- "Si tu veux mon avis, tu ferais mieux d'acheter un réveil plus perfectionné.", Lui conseilla Philippe, alors qu'ils se quittaient. "Ca t'éviterait le maximum d'ennuis!".

- "Ne t'inquiête pas!", répondit le ministre en riant. "Je n'ai pas envie de revivre une matinée pareille! J'ai eu assez de problèmes comme ça... Alors, la prochaine fois, soyez un peu attentifs à mes ordres, s'il vous plait! D'accord?".

Philippe promit, puis les automobiles partirent dans toutes les directions, chaque garde retournant à son domicile respectif.

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